Les créateurs de mangas tunisiens sont à l’honneur, et un concours leur est spécialement destiné. Les 3 meilleurs seront publiés dans un recueil, le premier du genre en Tunisie. De quoi booster Farook K-moon, Miu Susuki , et Satanyx Syrus qui surfent sur le tsunami manga.
Les créateurs de mangas tunisiens sont à l’honneur, et un concours leur est spécialement destiné. Les 3 meilleurs seront publiés dans un recueil, le premier du genre en Tunisie. De quoi booster Farook K-moon, Miu Susuki , et Satanyx Syrus qui surfent sur le tsunami manga.
L’idée étant d’affirmer la présence d’un genre qui a envahi la planète, mais qui est resté considéré comme «mineur» en Tunisie. Le manga. Le concours est ainsi ouvert aux jeunes créateurs de mangas, et à ces œuvres d’inspiration japonaise jamais publiées ou diffusées. Pour y participer, il suffisait d’envoyer avant le 26 février 2011, des mangas de «de dix à quinze pages maximum».
Le jury est constitué de
• Zouhair Mahjoub, réalisateur de film d’animation et professeur à l’ISAMM (Institut Supérieur des Arts et du Multi Média),
• Alaeddine Aboutaleb, réalisateur de film d’animation,
• Elyes Labidi, réalisateur,
• Abdelaziz Belkhodja, écrivain et éditeur.
Farook K-moon alias Farouk Sfaxi , Meriem Zmander dite Miu Susuki et Jawher Dridi alias Satanyx Syrus sont des jeunes mangakas qui ont décidé de franchir la barrière de la lecture. Chacun son univers, K-moon baigne dans la mythologie, le surréalisme. Il aime explorer les légendes, s’interroger sur la théorie de l’intelligence, et mettre en scène les craintes humaines. Miu Suzuki, respecte les règles du genre du shojo : du Beau et de l’amour. Son personnage fidèle aux mangas aux couleurs flashy pour nymphettes éprises d’histoires à l’eau de rose. Satanyx Syrus, lui, a préféré puiser dans son réel et l’adapter à un univers citadin et moderne. Les descriptions de la vie l’intéressent plus que l’imaginaire, mais toutefois en mode projection subliminale.
Et Il aura fallu ce concours – pour persuader ces jeunes à renouveler profondément leur passion, et oser la différence. Pour faire surgir des émotions fortes entre les lignes, et les bulles de la bande-dessinée. L’humour, l’amour, la violence trouvent leurs places dans l’éventail des tons disponibles, à travers des dialogues légèrement naïfs. Rien là, pour autant, de gratuit. Ces bons mots, permettent à ces jeunes d’exprimer leurs solitudes, leur incompréhension ou de scénariser simplement la question de la vie dans la Tunisie des années 2000.
Haifa Kadhi